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Quand Cedrus libani s’enracine à l’étranger

download-20141211105834487En décembre 2014, les racines du Cèdre du Liban, Cedrus libani, se sont envolées en destination de la ville d’Edimbourg pour s’introduire en Ecosse.

Dr Magda Bou Dagher-Kharrat, chef du département des Sciences de la Vie et de la Terre à la Faculté des sciences de l’Université Saint-Joseph, s’est en fait rendue dans la ville écossaise, à la tête d’une délégation, dans le cadre d’un projet financé par le Critical Ecosystem Partnership Fund (CEPF), en partenariat avec le Centre des plantes du Moyen-Orient (CMEP), affilié au Royal Botanic Garden d’Edimbourg (RGBE).

Au début de la session de trois jours, Dr Kharrat a rejoint le Professeur Pete Hollingsworth, directeur des sciences du RGBE, pour planter un jeune Cèdre du Liban (Cedrus libani), à partir de graines recueillies par le personnel du RBGE au Liban en 2011. Ce travail a été entrepris dans le cadre du programme international pour la conservation des conifères du RBGE afin de déployer des efforts à l’échelle internationale pour protéger les conifères de l’extinction.

Cette initiative vise à définir clairement les dangers qui menacent les zones naturelles et les plantes des deux pays et à atteindre les compétences nécessaires afin d’évaluer les plantes les plus à risque au Liban. Elle s’inscrit après un voyage entrepris par le CMEP à Beyrouth, où le premier atelier de travail sur la « Liste rouge » de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature (UICN/IUCN) a eu lieu.

« Les listes rouges donnent une image globale des menaces de la biodiversité d’une zone donnée. Elles peuvent alors constituer des outils très précieux et importants pour soutenir les efforts et la volonté de s’attaquer aux problèmes urgents relatifs à la conservation et à la durabilité qui pèsent sur le monde entier» a souligné le Professeur Hollingsworth durant son allocution.
Dr Kharrat a, de son côté, ajouté: «Au Liban nos plantes natives sont confrontées à un nombre croissant de menaces, tels que l’expansion urbaine, l’exploitation minière, la dégradation de l’habitat, le surpâturage et le changement climatique. Même le Cèdre du Liban, qui constitue probablement l’espèce la plus emblématique de notre pays, est menacé par l’exploitation forestière historique et, de nos jours, par le changement climatique. Il est donc extrêmement important que nous évaluons ces menaces pour édifier une image claire de la situation et permettre à tous ceux qui sont impliqués de prioriser les efforts de conservation ».

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